La vie à St. John’s

Portrait de la société

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Histoire
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Depuis des milliers d’années, des peuples autochtones ont vécu dans la région de Terre-Neuve-et-Labrador. Les Innus, les Inuits et leurs ancêtres habitaient et habitent toujours les régions du Labrador tandis que les Béothuks habitaient Terre-Neuve jusqu’au milieu du XIXe siècle et les Mi’kmaqs jusqu’à nos jours.

Très tôt, des voyages d’exploration en provenance de l’Europe ont été dirigés vers l’île, communément appelée The Rock. Au Xe siècle, Leif Ericsson et ses Vikings voyagent jusqu’à l’Anse-aux-Meadows et y établissent un campement temporaire. En 1497, Jean Cabot, à qui selon la légende la capitale provinciale doit son nom, découvre l’île sous le flambeau de l’Angleterre.

Au début du XVIe siècle, le port de St. John’s devient un important poste pour l’industrie internationale de la pêche où se font concurrence Basques, Français, Espagnols, Portugais et Anglais. Or, à la fin du siècle, grâce à sa puissance navale, la Grande-Bretagne domine l’île. En 1583, sir Humphrey Gilbert prend d’ailleurs officiellement possession de Terre-Neuve au nom de l’Angleterre. Mais ce n’est pas la fin des combats hégémoniques entre grandes puissances européennes sur l’île. En effet, en 1662, la France tente de contrer l’influence britannique en établissant elle-même une colonie française à Terre-Neuve. Malgré plusieurs tentatives militaires, la France ne parvient pas à établir son emprise sur l’île et signe en 1713 le Traité d’Utrecht, par lequel elle cède Terre-Neuve et l’Acadie à l’Angleterre.

Si aux XVIe et XVIIe siècles, la population de St. John’s est peu élevée, elle s’accroît de façon importante de la fin du XVIIIe au début du XIXe siècle, alors que de nombreux immigrants irlandais s’y établissent. Ravagée par plusieurs incendies, St. John’s demeure par contre le centre politique et commercial de l’île et devient officiellement une ville en 1921. En 1949, après un second référendum, Terre-Neuve se joint à la Confédération, devenant ainsi la plus jeune province du Canada. St. John’s devient la capitale. Après la Confédération, l’économie de la province et plus particulièrement celle de St. John’s se restructure autour de la fonction publique fédérale, provinciale et municipale ainsi que de l’industrie pétrolière au large des côtes de l’île.

Aujourd’hui, St. John’s est une ville dynamique où habitent des gens chaleureux et accueillants.

Culture
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La culture des habitants de Terre-Neuve-et-Labrador est un heureux mélange des cultures autochtones, françaises, anglaises et irlandaises des gens qui se sont établis sur le territoire au fil des siècles. Les couleurs que prend la langue que parlent les Terre-Neuviens et Labradoriens sont d’ailleurs des aspects très connus de la culture du coin. Les accents, le vocabulaire, les expressions charment, et ce, où que l’on soit dans la province.

Données socio-
démographiques
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St. John’s est la plus grande ville de la province. Avec ses 196 966 habitants, elle abrite plus de 38 % des habitants de Terre-Neuve-et-Labrador (Statistique Canada, 2012b). Phénomène intéressant, la population de la capitale provinciale est composée d’une plus grande proportion d’habitants de 15 à 64 ans (71,4 %) et d’une plus petite proportion d’habitants de 65 ans et plus (12,7 %) que la moyenne nationale. En revanche, on constate le contraire dans  l’ensemble de la province. L’âge médian des gens qui habitent St. John’s est de 39,4 ans, comparativement à 44 ans à l’échelle provinciale et 40,6 ans à l’échelle nationale (Statistique Canada, 2012b). On peut ainsi conclure que les jeunes et les jeunes adultes habitent principalement la capitale provinciale.

 

Pour ce qui est de la langue, partout dans la province y compris à St. John’s, l’anglais est le plus fréquemment parlé. Par contre, près de 24 000 des Terre-Neuviens et Labradoriens parlent français, tandis que plus de 2 050 habitants sont de langue maternelle innue, 890 de langue maternelle chinoise et 685 de langue maternelle inuit (Statistique Canada, 2012a).

Santé et réalités sociales
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St. John’s, située à l’est de la province, est une ville où l’on trouve plusieurs services de santé et de services sociaux : centres de santé communautaire, hôpitaux, hébergements pour femmes victimes de violence conjugale, centres de réadaptation, centres de soins en santé mentale, banques alimentaires, services de protection à l’enfance, centre de sevrage, etc. Un certain nombre de personnes en bénéficient, ce qui indique la présence de plusieurs différentes réalités sociales, économiques et sur le plan de la santé. Plus précisément, vous trouverez ci-dessous un portrait des réalités présentes dans l’est de la province de Terre-Neuve-et-Labrador, région qui s’étend de St. John’s à l’est, jusqu’à Port Blanford à l’ouest, incluant les communautés d’Avalon, de Burin et de la péninsule de Bonavista.

Statut socioéconomique

Le revenu total médian d’une famille avec enfants habitant Terre-Neuve-et-Labrador se situe à un peu plus de 91 100 $ (Statistique Canada, 2015b). Dans l’est de la province, le revenu est supérieur à la moyenne provinciale. Entre 2010 et 2013, le taux de chômage dans l’est de la province a diminué, passant de 12,2 % à 9,3 %.Ce taux de chômage, quoique plus élevé que la moyenne nationale, est tout de même inférieur à la moyenne provinciale (Eastern Health Newfoundland & Labrador [EHNL], 2015). L’incidence de pauvreté a aussi diminué depuis 2006, puisque la province présentait le deuxième plus au taux de pauvreté au Canada alors qu’elle est aujourd’hui la province ayant le troisième plus bas taux de pauvreté au pays (Canada sans pauvreté [CSP], 2013). Malgré tout, le revenu annuel de plusieurs foyers n’est parfois pas suffisant pour subvenir aux besoins de base des enfants. Cette situation se traduit par un taux considérable d’insécurité alimentaire. À St. John’s, plus de 40 % des usagers des banques alimentaires sont des enfants de 18 ans et moins (Community Food Sharing Association, n.d.). De plus, la ville de St. John’s affiche le taux de pauvreté infantile le plus élevé au pays, soit 15,8 % (CSP, 2013).

Réalités sociales
Dans la région de l’est de la province, où se situe la capitale de St. John’s, quelque 21,9 % des propriétaires allouent plus de 30 % de leur revenu mensuel aux coûts associés au logement. En 2011, près de 12 % des familles habitent des logements subventionnés. Leur revenu annuel moyen se situait à 20 015 $ (CSP, 2013).

En 2013, 406 situations d’abus (201/100 000 habitants) et de violence familiale (conjugale, envers les enfants, etc.) ont été rapportées à la police (Statistique Canada, 2015a). Plusieurs ressources et organismes de la région offrent des services aux femmes et aux enfants victimes de violence familiale.

État de santé

Selon l’Agence de la santé publique du Canada, les déterminants sociaux qui affectent le plus la santé sont l’éducation, l’emploi et le revenu (CSP, 2013). Dans la région de l’est de Terre-Neuve-et-Labrador, 67 % des habitants qui ont un diplôme d’études postsecondaire se disent en très bonne ou en excellente santé. Ce taux est largement plus élevé que chez ceux qui n’ont pas obtenu de diplôme d’études secondaires (54,6 %) (CSP, 2013). En ce qui a trait à l’emploi et à la santé, la comparaison est similaire. En effet, 67,7 % des habitants qui ont un emploi se disent en très bonne ou en excellente santé, comparativement à 54,2 % chez les habitants qui n’ont pas d’emploi (CSP, 2013).

 

Certaines régions de la province de Terre-Neuve-et-Labrador sont éloignées et rurales. L’accès aux services de santé est donc plus difficile, certains étant seulement disponibles dans les centres urbains tels que St. John’s. On observe également une augmentation du nombre de personnes atteintes de maladies chroniques (Newfoundland & Labrador Public Health Association, 2012).

Faits intéressants!

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Pendant plus de 50 ans, de la fin du XVIe siècle au début du XVIIe siècle, Terre-Neuve comptait deux capitales. En effet, comme plusieurs colonies convoitées, The Rock fut l’un des champs de bataille entre les Anglais et les Français : St. John’s étant la capitale de la colonie anglaise et Plaisance, celle de la colonie française de Terre-Neuve. En 1713, lors de la signature du Traité d’Utrecht, la France cède Terre-Neuve et l’Acadie à la Grande-Bretagne et St. John’s devient l’unique capitale de l’île.

Vie de tous les jours

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Climat
climat

Composée de deux régions dotées de différentes caractéristiques physiques, le Labrador continental et l’île de Terre-Neuve, le climat n’est pas uniforme sur l’étendue de la province.

Au Labrador, le nord connaît un climat subarctique caractérisé par une température froide et sèche toute l’année. Les régions intérieures connaissent des hivers extrêmement froids et des étés doux, tandis que dans les régions côtières, grâce à la proximité de l’océan, les écarts de température entre les saisons diminuent.

À Terre-Neuve tout comme au Labrador, il existe une différence entre les températures des régions côtières et des régions de l’intérieur, quoique moins importante. À St. John’s l’été, il fait en moyenne 20 °C tandis qu’en hiver, il fait en moyenne -1 °C. La capitale est aussi la ville la plus brumeuse, venteuse et ennuagée, et l’une des plus pluvieuses au Canada.

Transport
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Terre-Neuve-et-Labrador est accessible par avion toute l’année. Il est aussi possible de s’y rendre en combinant traversiers et automobiles. On peut se rendre au Labrador de Natashquan au Québec et à Terre-Neuve, de North Sydney en Nouvelle-Écosse. Un service maritime provincial lie les deux grandes régions de la province.

À St. John’s, les autobus, les taxis et le vélo sont des options de transport viables. Le Metrobus est un service d’autobus public qui dessert l’ensemble de la ville, tandis que le GoBus est un service de paratransport qui dessert les personnes ayant un handicap. La ville a aussi développé plusieurs pistes cyclables pour encourager les saines habitudes de vie et réduire le nombre d’automobiles sur les routes.

Nourriture
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À Terre-Neuve, les plats traditionnels sont souvent faits à partir des produits de la mer, de gibiers comme l’original et de mélasse. Le Jigg’s dinner (bœuf salé et choux), les Toutons (petites boules de pâtes frites et mélasse), le Fish and Brewis (morue salé, pain et porc), la Flipper’s pie (tourtière de phoque) et l’orignal (à toutes les sauces) sont quelques-uns des repas typiques de ce coin de pays.

Tout comme ailleurs au sud du Canada, plusieurs magasins et épiceries sont disponibles dans la ville de St. John’s, notamment les chaînes Sobeys et Bulk Barn ainsi que d’autres épiceries fines. Un marché roule grâce à des bénévoles de juin à décembre au Lion’s Club Chalet.

Hébergement
hebergement

Les visiteurs trouveront dans la capitale provinciale plusieurs hôtels, motels, auberges et même des gîtes historiques, et ce, à des prix variés.

Pour les gens qui cherchent à s’établir à St. John’s, plusieurs types de logements sont disponibles, des maisons en rangées colorées aux appartements à louer. En 2014, le prix moyen d’une maison était d’environ 300 000 $ à St. John’s (City of St John’s, 2016a). En 2013, les loyers moyens à St. John’s étaient de 708 $ pour un appartement d’une chambre, 832 $ pour un appartement de deux chambres et 885 $ pour un appartement de trois chambres (Société canadienne d’hypothèques et de logements, 2016).

Faits intéressants!

image14Plusieurs endroits de la région d’Avalon à Terre-Neuve sont associés à la communication transatlantique. En 1866, Heart’s Content est l’endroit duquel le premier câble télégraphique transatlantique fut envoyé avec succès. En 1901, le premier message transatlantique sans fil fut capté à Signal Hill. En 1932, Amelia Earhart partait de Harbor Grace pour son premier vol transatlantique en solitaire.

Loisirs

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Activités

Ville la plus à l’est de l’Amérique du Nord faisant partie de la plus jeune province du Canada et ayant la plus vieille rue en Amérique du Nord, St. John’s a tout pour plaire.

Pour les amateurs d’histoire, la capitale provinciale et ses environs regorgent de sites historiques impressionnants qui racontent la vie, les aventures et même les avancées technologiques réalisées par les habitants du pays. Vous pouvez entre autres visiter le plus vieux phare de la province à Cap-Spear, les voûtes à vin de Newman et l’important centre de communication de Signal Hill. Il y a aussi plusieurs musées et galeries d’art à explorer, ainsi que des événements et des festivals pendant toute l’année.

De plus, les beaux paysages de l’île se prêtent bien à plusieurs activités de plein air comme le cyclisme, le golf, les randonnées pédestres, l’escalade, les tours de bateau et plus encore. D’ailleurs, lors de ces excursions, vous courez la chance d’apercevoir des icebergs, des baleines et des colonies d’oiseaux de mer comme les macareux, l’oiseau emblématique de l’île.

Finalement, vous pouvez finir la soirée dans les bars et les restaurants de George Street, où musiciens jazz, folk et rock offrent des prestations.

Faits intéressants!

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En 1912, le Titanic était le paquebot transatlantique le plus luxueux et le plus grand de l’époque. Après quatre jours en mer, le bateau frappe un iceberg et deux heures plus tard fait naufrage au large de St. John’s (584 km). Des 2 471 passagers du paquebot, entre 1 490 et 1 520 personnes sont mortes, majoritairement l’équipage, les passagers de troisième classe et les hommes, à cause de la règle de galanterie « les femmes et les enfants d’abord ».

Liens pertinents

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Voici plusieurs liens que vous pouvez consulter pour en savoir plus sur St. John’s.

Aperçu télévisé de St. John’s, visionnez les épisodes suivants de La Petite séduction et de Ça bouge au Canada :

Information pratique sur le logement, le transport, la nourriture, le travail, etc. :

Information touristique et culturelle sur Terre-Neuve et Labrador en général et St. John’s, consultez les sites suivants :

Information sur la santé et les réalités sociales, consultez les liens suivants :

Faits intéressants!

drapeau-franco-terreneuvienAdopté en 1986, le drapeau franco-terre-neuvien-et-labradorien s’inspire par ses couleurs des drapeaux de la France et de l’Acadie.

  • Les deux voiles jaunes soulignent l’arrivée des pêcheurs français sur les rives de la province.
  • La branche de tamarack représente le Labrador et la fleur (sarracénie pourpre) représente Terre-Neuve.